Niten no yume, site perso sur les arts martiaux, les arts graphiques,et autres formes d’art

26 octobre, 2010

Et maintenant ?

Classé dans : Perso — Takezo @ 10:52

Je regarde aujourd’hui le blog et je me demande si je le maintiens ouvert.

Je compte une moyenne journalière de 200 visites malgré le peu de mises à jour. C’est pas mal et cela me soutient que quelques personnes s’intéresse à ce que je fais.

Mais surtout je suis tellement déçus de tant de choses que je me demande si j’ai toujours envie de m’exposer ainsi.

Aujourd’hui j’ai un peu changé, j’ai vieilli, depuis l’ouverture il y a 3ans j’ai un peu étouffé la partie de moi qui a donné ce nom au blog. Pour me situer par rapport à l’article: « choisi-t-on sa voie comme l’on choisit d’avancer » , aujourd’hui je suis un peu arrêté sur mon chemin de ronces , et chaque jour elles m’étreignent un peu plus et chaque jour il est plus difficile de repartir. J’ai cru que la sincérité faisait partie de la voie.

J’y crois toujours, les meilleurs sont aussi les plus « bon », »honorable », »jinzu ».

Mais je découvre que j’étais bien plus clairvoyant que je ne me le considère moi-même. Je pensais être seul mais j’ai découvert que je le suis réellement bien plus encore qu’à priori.

 

La suite de l’article n’intéresserai peu être pas grand monde, mais sait-on jamais, je pensais la même chose des précédents. La question sera maintenant de vivre les mots qui suivent…

 


 

 

 

* l’amitié *

Confucius à dit, « il y a trois types de bons amis et trois types de mauvais amis ».

De « mauvais amis »?? un ami peut-il être mauvais?

Oui.

j’irais plus loin, si vous avez dans votre vie plus de trois bons amis (un de chaque type, lisez Confucius vous saurez les reconnaître) et moins de trois mauvais amis.

Et bien bravo, considérez vous comme heureux, vous êtes très éclairé.

Ou peut être êtes-vous malhonnête envers vous-même ou encore naïf.

*Attention l’application Confucius n’est pas compatible avec facebook.*

Une vraie relation amicale n’a rien à voir avec un mur virtuel sur lequel en écrit, un ami ce n’est pas uniquement des mots, c’est surtout des actes. On reconnait ses amis lorsque l’on en a vraiment besoin. Ils sont les rochers sur la plage de votre vie, immuable dans la tempête des pires malheur de votre vie. Je vous souhaite sincèrement de ne pas vivre de tempête, ainsi vous conserverez tous les petits grains de sables du confort de votre vie. Peut-être oublierez-vous alors les rochers noyés sous le sable, mais cela je vous ne le souhaite pas.

Sur le chemin des ronces, vos bons amis vous appellent lorsque vous faiblissez, vous soutiennent lorsque vous avancez.

Mais qu’ils soient bons ou mauvais, ils suivent leurs propres chemin aussi, certain vont dans la même direction par un chemin tout autre, certain vont dans une autre direction.

Un chemin est un chemin, sa praticabilité n’est pas liée à son but. Ainsi l’autoroute peut vous faire traverser la vie très vite sans encombres ou la foule qui la parcoure vous détruire en un instant, mais la progression sera vive et aisée.

Ce ne sont que des paroles, je pense que comme tous les enfants, on peut nous répéter 10 fois « attentions ça brule ! » il faudra tout de même qu’on y pose la main avant de le comprendre vraiment.

Ainsi les grands maîtres disent parfois, « je peux vous l’expliquer autant que vous le voulez, mais tant que vous ne l’aurez pas vécus vous ne comprendrez pas », les meilleurs vous aident à ressentir, mais en parler n’apporte rien

.

*parcours professionnel *

J’ai arrêté mes études.

Les raisons sont multiples, l’une des principales réside simplement dans le pur dégout de notre système éducatif. Il y a deux catégories de profs, les bons et les mauvais, les bons vous intéressent et sont un exemple de réussite. Ils ne colportent pas une théorie (tellement subjective qu’ils ne s’accordent même pas entre eux) mais essaient de vous faire vivre leurs expériences. Ils n’affirment pas savoir, mais explique chercher et nous invites à chercher aussi et non pas à subir. Ils sont souvent en marge voir méprisés par les mauvais profs et leur enseignement tout juste bon à être rangé au rang d’options facultatives.

Un diplôme n’est qu’un papier et un nombre. Il y a de multiple façon de l’obtenir, la plus simple est d’être (ou de se mettre) suffisamment en grâce avec la personne qui donne le chiffre et d’être patient.

L’autre est d’être suffisamment malléable pour entrer dans le moule que le système veut faire de vous. Les mauvais profs aiment les gens malléables. Et le système a besoin de ces gens pour survire.

Vous pouvez aussi être très intelligents et capables d’accepter la déformation du système le temps d’obtenir votre diplôme et être capable de reprendre forme et intégrité en sortant de ce dernier. Ces personnes sont très rares et seront certainement du même bois que les bons profs ou les professionnels admirables. Elles fourniront deux fois plus de travail que les autres pour très peu de reconnaissance car il faut ingurgiter les connaissances exigées par le moule et apprendre réellement des données rejetées par le moule et être capable de ne pas les mélanger.

Pour ma part (je ne suis pas le seul), je ne fais partie d’aucune de ces catégories, je ne veux pas le système et le système ne me veut pas. J’ai pourtant essayé, je voulais rentrer dans une de ces catégories et avoir un diplôme, être reconnu par le système qui suit l’éducation, le monde professionnel.

Mais je n’ai pas d’entrée dans la haute société, je ne supporte pas le moule et je ne suis pas assez fort pour y résister tout en l’intégrant. Certain moules sont moins douloureux que d’autre mais j’avais une ambition précise encré en moi. J’ai dû renoncer et cela m’est très difficile.

Mais le système a ces failles et tout est possible, j’ai aussi découvert à l’école que mes idoles n’émergent pas du système, mais brillent malgré lui. Pourquoi s’acharner avec un monde dont les étoiles ne font pas partie.

J’ai quitté un système par choix, cela m’en impose un autre ; vivre par mes propres moyens sans appuis pour débuter.

Je découvre la vie d’adulte, un monde de gens mécontents, aigris, fatigués, ou impitoyables et cruels. Un monde bourré d’illogismes, un système dominant par rapport à celui de l’éducation et autodestructeur. Un monde de contraintes et de responsabilités. Un monde où les ronces s’épaississent.

Je pensais que l’école (lycée+fac etc) n’était là que pour nous laisser le temps de grandir, puisque l’on constante en sortant de cette dernière, diplôme en main, que tout de notre métier est à apprendre. Aujourd’hui je confirme, être jeune n’est pas facile dans ce monde (vieux non plus d’ailleurs, mais les jeunes ont une alternative). Cependant je ne regrette toujours pas l’école.

Encore une fois je n’ai pas de guide, je dois trouver seul ma voie.

* art martiaux *

Je pratique toujours l’aïkido, j’aime toujours Musashi, Yagyu Munenori, Kono sensei, Hino sensei, Kuroda sensei et j’ai toujours envie de voir Akuzawa sensei, de faire des stages de Systema, je crois toujours que les grands pratiquant se rejoignent toujours quelque part.

Je pense toujours qu’un bon club, c’est avant tout bon prof.

Mais je me demande si un bon pratiquant et aussi un pratiquant bon. L’homme est-il le reflet de sa pratique? Les grands maîtres m’ont toujours semblé généreux et extrêmement gentils.

Mais doit-je considérer qu’un pratiquant, s’il n’est pas toujours honnête dans la vie l’est-il sur le tapis? Apporter un jugement personnel pour choisir un professeur est un peu risqué je trouve. Mais choisir comme modèle quelqu’un de décevant à peine la porte du dojo poussé n’apporte que déceptions.

La mort de Maitre Tamura est une douleur pour l’aïkido français, une figure disparaît, on la remplace par un système pour guider les pratiquant. Le système déjà sous jacent attendais son heure. Il sera complexe et forcement décevant. Il aura ses puristes, son élite, ses fanatiques, sa masse: les adhérents, ses protestant, son pape, ses curée: professionnels de l’expansion du système et ses gourou : les charlatans, pseudo indépendant, qui profitent du système en prétendant un pseudo contre-pieds pour leur gloire personnelle.

Donc je poursuit ma voie, mes références seront des gens justes, peu importe qu’ils soient célèbres ou non, appréciés du plus grand nombre ou reconnus. Je serai fier de partager avec eux et heureux de les saluer en début et fin de cours.

Aujourd’hui je souhaite retrouver une partie de l’état d’esprit que j’avais lorsque j’ai ouvert le blog, je cherche une nouvelle énergie. Un certain nombre de repère que j’avais jusque là ont disparus ou changés. Ma vie ne fait que débuter, tout est à construire et une partie des fondations sur lesquelles je comptais se sont effondrée. Reste à repartir, je ne pars pas de zéro. Je compte réussir, je ne sais pas dans quoi, mais j’ai soif d’apprendre.

Ce ne sont que des mots, je ne crois pas aux mots, j’espère que les écrire m’empêchera de les ruminer.

Les mots sont un obstacle quasi physiologique à ma progression, j’espère les sortir de ma tête pour taire cette partie de moi qui ralentit par des mots mes actes.

Je finirai par mes deux citations favorites:

« Celui qui n’est pas occupé à naitre l’est à mourir » Dylan

« Mieux vaut savoir une petite chose de tout, que tout d’une petite chose » Musashi


 

 

4 commentaires »

  1. Thomas

    Bienvenu au club, mec, j’ai 38 ans, il me semble avoir vécus la même chose que toi au même âge, arts martiaux, études, tout pareil.
    A l’époque j’ai fait le même choix que toi, je ne me suis pas senti capable, de faire autrement.
    Sache bien que se choix ne t apporteras aucun crédit auprès de l’immense majorité de ceux que la lumière dérange.
    Ils ne te feront pas de cadeaux, et la bataille que tu vat devoir mener vat être rude et va durer longtemps, beaucoup y laissent des plumes, certains même toutes.
    Mais apparemment tu n’a pas vraiment le choix, tu semble faire parti de ceux pour qui évoluer est un besoin vital.
    Moi, malgré quelques détour pour ne pas être écrasé, j ai maintenu le cap. J’ ai longtemps douté, parfois regretté, énormément lutté.
    Pendant des années, j’ai cru mon combat perdu d’avance, mais je ne pouvais supporter de renoncer, c’était plus fort que moi, j’ai donc persisté avec parfois la conviction de faire mon propre malheur.
    Aujourd’hui je suis heureux de mon choix, et je remercie le ciel de m’avoir donné la folie nécessaire pour persister.
    J ai même un début de reconnaissance, et la délicieuse sensation vaniteuse, de peut être pouvoir poser une pierre un peut moins creuse que celle de mes voisins.

    Merci pour ton blog qui m’a fait decouvrit Kuroda et Kono.
    Fraternellement
    Thomas

    Commentaire by Thomas — 26 octobre, 2010 @ 14:07

  2. jojo

    :)

    Commentaire by jojo — 27 octobre, 2010 @ 14:53

  3. Takezo

    @thomas

    merci, comme d’habitude tes commentaires me sont très précieux. J’aurai aimé te compter parmi mes amis.
    C’est rassurant de lire quelqu’un qui puisse juger cette situation avec du recul, je maintiendrai le cap, tant pis pour les blessures.
    encore merci

    Commentaire by Takezo — 28 octobre, 2010 @ 10:47

  4. Dojo

    Intéresse toi à Jésus Christ si tu veux trouver la vérité.

    Commentaire by Dojo — 5 juin, 2011 @ 18:57

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